mai 29, 2012
A l’heure du thé

1 paquet d’Hollywood GreenFresh, 6 thés des Indes, 2 Rooibos aux épices, 3 tisanes Lipton Fruits Rouges.

Et toujours 0 clope.

Tout ça pour avoir le 29, Rue de l’Est à Boulogne.  

mai 23, 2012
El Cocodrilo : le tueur de “loosers”

La Russie -qui s’étend de l’Europe à l’Asie, du pôle Nord aux soleils de l’Orient- est le plus vaste Etat de la planète, et certainement le plus complexe de part ses différences, ses contrastes, ses oppositions et ses contradictions.

La Russie, c’est 143 millions d’habitants, en 2012, dont 6 millions de “drugs users” ; soit 4,1% de la population. 70% de ces consommateurs ont moins de 30 ans. Et, ce qui est particulièrement incroyable, c’est qu’au cours de ces 5 dernières années, l’âge à partir duquel les jeunes ont commencé à essayer les drogues a considérablement chuté, jusqu’à atteindre l’âge précoce et catastrophique de 11 ou 12 ans. 

Avec plus de 100 000 morts par an, c’est un fait, les drogues font des ravages en Russie. C’est d’ailleurs ce que révèle Boris Gryzlov (Ici) -Ex-Président de la Douma (Chambre basse du Parlement russe)- dans son article “La guerre aux drogues est déclarée” . Ces chiffres sont très supérieurs aux statistiques officielles (30 000 morts par an et 650 000 drogués) que l’on peut trouver sur le site du Kremlin (Ici). Ce proche de Vladimir Poutine justifie une logique ultra-répressive pour endiguer ce bilan effrayant de la toxicomanie en Russie. 

Dmitry Medvedev (Ici), lors de son Discours au Conseil d’Etat en avril 2011, disait : 

” La vulgarisation de la consommation des drogues est tout simplement un crime, non seulement dans le sens du droit pénal mais aussi dans le sens moral.”

Boris Gryzlov explique dans les pages du journal gauchiste la Nezavissimaïa Gazeta (Ici), que le seul choix que l’Etat doit donner aux toxicomanes est la prison ou la désintoxication forcée. 

“ Pourquoi attendre qu’un drogué commette un crime? Ne serait-il pas mieux de l’isoler tant qu’il n’a pas fait de mal? Il me semble que c’est plus humain pour lui comme pour ses proches. “

Mais à ce moment même où l’on parle de désintoxication forcée, la Russie interdit toujours les produits de substitution à l’héroïne comme la Méthadone. 

Vladimir Mendelevitch, professeur en médecine et travaillant notamment avec l’OMS admet dans le quotidien russe Kommersant (Ici), que ces mesures prises par le gouvernement sont fondées sur la répression et l’humiliation. Les centres de désintoxication ont, en effet, recourt à des méthodes controversées comme l’administration de neuroleptiques -initialement prévus pour soigner des états psychotiques aigus comme la schizophrénie- aux toxicomanes. La thérapie par aversion est aussi utilisée couramment par ces centres et consiste à forcer le patient à associer la prise de drogue à un évènement déplaisant (douleurs, vomissements…). 

Héroïne, amphétamines, drogues pharmaceutiques… Les drogues sont nombreuses, en Russie, d’autant plus que souvent, elles sont associées entre elles, en vue de fabriquer un nouveau produit.

L’une d’entre elle, la désomorphine -appelée aussi la drogue crocodile ou “krokodil”- fait des ravages considérables en Russie. Elle est fabriquée à partir de la codéïne qu’on trouve dans certains médicaments vendus sans ordonnance dans les pays Soviétiques comme la Russie ou l’Ukraine. Apparue en 1930, aux Etats-Unis, la désomorphine a été créée par des scientifiques américains voulant mettre au point un analgésique (anti-douleur) qui rendait moins accro que la morphine. Disparue pendant de nombreuses années, elle est ré-apparue en 2002-2003, en Sibérie, dans la région où était implanté le principal fabricant de codéïne. C’est à partir de 2007 que la pratique aurait gagné la Russie et se propagerait. 

Illegal drug laboratory

[La désomorphine “est cusinée” à la maison, en très petite quantité (2 à 5 injections à chaque fois).]

La drogue est décrite comme très rapide mais de très courte durée. Du coup, cela engendre une très forte dépendance et des administrations de plus en plus fréquentes.

La “cuisine” de la désomorphine prend 45 minutes et ne nécessite pas un laboratoire très élaboré. De plus, elle a un processus chimique relativement simple. 

Ingrédients : 

- Codéïne
- Iodine
- Acide chlorhydrique
- Phosphore rouge
Mais aussi :
- Des produits ménagers ou des solvants industriels
- De l’essence
- Du diluant pour peinture
- De l’Acétate d’éthyle 
- De l’Acétone 

Les conséquences de telles injections sont très sévères : l’iode perturbe le système endocrinien (Ensemble d’organes et de tissus qui libèrent des hormones dans le sang régulant la croissance, le développement et la fonction de nombreux tissus en plus de coordonner les processus métaboliques à l’intérieur de l’organisme.) et provoque des troubles musculaires. Le phosphore attaque les tissus osseux tandis que les adjuvants contenant des métaux lourds (fer, zinc, plomb, antimoine…) causent des troubles du système nerveux et l’inflammation du foie et des reins.

                         
         [Les membres se nécrosent, jusqu’à atteindre les os ou les organes].

Des sources non-vérifiées parlent d’une propagation si rapide des dommages que si le consommateur ne meurt pas dès la première injection, son espérance de vie est de moins de 3 ans.

Les principales complications restent cependant, les dommages veineux et de la peau, les infections des tissus qui rapidement, se transforment en nécroses et gangrènes.

Les injections de désomorphine concernent souvent les jeunes, qui se présentent aux urgences avec des dommages extrêmes et pourtant, ils n’ont qu’une courte histoire personnelle dans l’utilisation des drogues. Pour beaucoup de consommateurs, l’utilisation de la désomorphine va se terminer par l’amputation du/des membre(s) endommagé(s) ou bien par la mort. 

Ces consommateurs sont souvent des populations privées de leurs droits et qui n’ont pas accès aux l’information sur la santé et aux soins. Ils sont pour la plupart très pauvres : certains sont réfugiés ou immigrés ; d’autres sont prisonniers ou sans-abris ; d’autres, enfin, appartiennent à des catégories de population qui sont stigmatisés ou qui ont des activités “criminelles”. Quoi qu’il en soit, la consommation de désomorphine peut souvent être associée à la stigmatisation ou à la discrimination. 

Par ailleurs, les médicaments à base de codéïne sont délivrés -en Russie, en Ukraine ou plus généralement dans les pays de l’Est- sans ordonnance ou prescription par les pharmacies. La désomorphine ou “drug krokodil” est appelée “drogue du looser”, du fait qu’elle est souvent consommée par des jeunes inexpérimentés, qui n’ont aucune idée des risques encourus et qui ne peuvent s’offrir de “vraies drogues”. Mais la véritable raison reste que l’héroïne coûte 500 roubles la dose (soit 12€50) tandis que le processus entier de fabrication de la désomorphine revient au maximum à 100 roubles (2€56). La pauvreté, les répressions de la Police, la stigmatisation et les discriminations constituent donc les principales barrières à l’accès aux soins médicaux. Les médias russes ne font qu’accentuer les préjugés en faisant passer les consommateurs de désomorphine pour des personnes arrivées “aux portes de la Mort”. 

La consommation de désomorphine peut aussi être associée à la disparition de l’héroïne du fait de certains facteurs géo-politiques comme l’accentuation des contrôles entre les frontières russes et Tadjiko-Afghanes. Le gouvernement russe a notamment crée une “ceinture de sécurité” autour de l’Afghanistan en appliquant une répression féroce sur les trafiquants et les consommateurs -sans faire de distinction entre les deux-. L’héroïne afghane est aujourd’hui plus disponible en Asie Centrale et sur les marchés chinois, changeant ainsi la dynamique de la production de drogues.  Plusieurs sources suggèrent que maintenant, l’héroïne afghane est aussi dirigée vers l’Europe Occidentale (Chez nous !) et Centrale via notamment l’Afrique de l’Ouest. Nous pouvons par ailleurs, dire que l’apparition de la consommation de désomorphine en Russie coïncide plus ou moins avec la disparition de l’héroïne “home made”, fabriquée à partir du pavot. 

Plus de 50 villes russes sont concernées par la consommation de la drogue “krokodil”. Les consommateurs de désomorphine sont de 100 000 à 250 000 en Russie, soit environ 5 à 12,5% des toxicomanes. Bien sûr, comme la désomorphine n’est pas chère et facile à fabriquer, de plus en plus de jeunes se risquent à l’utiliser, faisant ainsi augmenter le nombre de personnes infectées par le VIH ou l’Hépatite C, ayant des troubles physiques ou mentaux ou d’autres dommages liés aux injections. 

La désomorphine n’est cependant pas “une brebis galeuse”, puisque d’autres substituts médicamenteux à l’héroïne ont été utilisés dans des préparations-maison et ont engendré des dommages physiques et psychiques aussi grave que la drogue “krokodil”. En Nouvelle-Zélande, cette préparation est appelée “Homebake” tandis qu’en République Tchèque, elle est appelée “Braun”. 

Certaines rumeurs reprises et exploitées par certains médias (Ici et ) assuraient que la désomorphine était arrivée jusqu’à Lille en passant par l’Allemagne et faisant 4 décès potentiels. D’après l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies) dans une note d’information du 28 octobre 2011 (Ici),  la présence de la drogue “Krokodil” n’a été confirmée qu’en Russie et ne reste, sur le territoire européen, qu’une rumeur. 

mai 16, 2012
Je fume des Malboros et en 95 j’étais à Kyoto. A la loose, mec !

Je fume des Malboros et en 95 j’étais à Kyoto. A la loose, mec !

mai 6, 2012
Los Zetas Cartel FEAT Sinaloa Cartel

Drug Weapons 1

[Juin 2011, les Autorités Mexicaines arrêtaient des membres des “Z” et découvraient un stock renversant d’armes en tous genres.] (Entrée en matière)

1/ LOS ZETAS CARTEL (Les “Z”)

Los Zetas Cartel a été crée à l’origine par Osiel Cardenas Guillen -leader du Cartel du Golfe- (Ici) afin qu’il lui serve comme bras armé. Il est composé notamment d’anciens militaires dont des membres du GAFE (Ici) [Grupos Aeromoviles de Fuerzas Especiales] et des policiers corrompus. Les GAFE avaient été crées en 2005, pour réprimer l’insurrection de l’Armée Zapatiste de Libération Nationale (EZLN). (Ici) Nombre de ces militaires ont reçu des enseignements de l’Ecole des Amérique [Western Hemisphere Institute for Security Cooperation] qui est un centre militaire situé en Géorgie (depuis 1984). (Ici)

Mais, en 2003, Osiel Cardenas Guillen est arrêté et Los Zetas prennent leur autonomie vis-à-vis du Cartel du Golfe. (Ici) Ils vont par la suite négocier un accord avec un autre cartel : Les Baltran Leyva, fondé par quatre frères de la famille Beltran Leyva (Marcos Alturo (Ici), Carlos (Ici), Alfredo et Hector). Ces derniers travaillèrent en coopération, pendant plusieurs années avec un autre “Grand” : Joaquin Guzman, dit El Chapo du Cartel de Sinaloa. Mais en 2008, ils s’éloignèrent de lui pour rejoindre le Cartel de Los Zetas et celui de Juarez [Organisation de Vicente Carrillo Fuentes qui dispose d’une groupe paramilitaire : La Linéa employant des ex-policiers ou des policiers encore en activité]. Hector Beltran Leyva est aujourd’hui le seul à être encore en liberté. Cette alliance a pour but de prendre part de façon beaucoup plus active dans le trafic de stupéfiants. 

Depuis 2005, Los Zetas comprends -en plus des GAFE et des policiers corrompus- des anciens membres de l’Unité d’Elite guatémaltèques : Les Kaibiles [Unité d’élite anti-insurrection des forces armées du Guatemala et spécialisée dans les combats dans la jungle]. (Ici) Les “Z” emploient aussi des enfants-soldats et on se rappellera de la triste histoire d’El Ponchis (Edgar Jimenez Lugo, Ici) qui a 14 ans,  était chargé de décapiter et mutiler les corps des victimes pour le compte du Cartel Pacifique Sud (CPS). Lorsqu’il s’est fait arrêté, El Ponchis a reconnu s’être fait payer 2.500 dollars pour assassiner 4 personnes. Ces dernières ont été d’ailleurs retrouvées égorgées et suspendues sur un pont d’autoroute en octobre 2010. 

Le groupe est actif essentiellement autour de Nuevo Laredo (Ici) mais contrôle aussi de nombreux territoires. [Mexique : Tamaulipas, Nuevo Leon, Veracruz, Quintana Roo ; Guatemala : Alta Verpaz ; USA : Californie, Texas, Nevada et Colorado].

D’après le DEA [Drug Enforcement Administration] -qui est le service de Police Fédéral américain du Département de la Justice des USA- le groupe paramilitaire Los Zetas est l’un des plus dangereux et des sophistiqués du Mexique. 

Outre le trafic de stupéfiant à grande échelle, Los Zetas est aussi engagé dans des enlèvements, du racket, du blanchiment d’argent… 

2/ SINALOA CARTEL (Ici)

Joaquin Guzman Loera, dit El Chapo est à la tête du Cartel de Sinaloa -appelé aussi l’Organisation Guzman Loera, le Cartel du Pacifique ou encore la Fédération- après l’arrestation de d’Héctor Luis Palma Salazar (Ici) en juin 1995. En 1993, El Chapo est arrêté au Guatemala (Ici) et est transféré dans une prison de haute-surveillance à Mexico ; mais le 19 janvier 2001, Guzman s’échappe, caché dans un chariot de linge sale. Il se retrouve, à nouveau, aux commande du Sinaloa Cartel.

Joaquin Guzman a deux associés : Ismael Zambada Garcias (Ici) et Ignacio Coronel Villarreal (Ici) et ensemble, il vont être le “Mexico’s top drug kingpins” en 2003 après que leur rival Osiel Cardenas Guillen (Cartel du Golfe) fut arrêté. Le 29 juin 2010, Ignacio Coronel Villarreal est tué par des militaires mexicains. 

Le Sinaloa Cartel est aujourd’hui présent dans plus de 17 régions du Mexique avec d’importants centres comme celui de Mexico City, Tepic ou encore Zacatecas et prédomine dans la vente de la cocaïne colombienne (Ici), la marijuana mexicaine (Ici), les méthamphétamines (Ici), ainsi que l’héroïne mexicaine et sud asiatique (Ici). Les produits vont ensuite être acheminés aux USA (Californie, Texas, Chicago et New-York…).

Le fils d’Ismael Zambada Garcias, Vicente Zambada Niebla (Ici) a lui aussi joué un rôle majeur dans le Sinaloa Cartel. Il a notamment coordonné de multiples expéditions de cocaïne depuis l’Amérique du Sud jusqu’aux Etats-Unis. Pour accomplir ses missions, il a utilisé des moyens considérables comme un Boeing 747, des narco sous-marins (Ici) [Souvent de très petite tailles, les “narco submarines” peuvent contenir 5 à 6 personnes et jusqu’à 10 tonnes de marchandise.] ; des containers (Ici)… Arrêté le 18 mars 2009, Vincente Zambada Niebla a été extradé à Chicago, le 18 février 2010.

Déjà, dans les années 80, l’United States Drug Enforcement Administration [Appartenant aux United States Department of Justice] affirmait que le Sinaloa Cartel était la plus grande organisation criminelle du Mexique. 

En 2005, le cartel Beltran-Leyva rejoint le Sinaloa Cartel et vont dominer le trafic de drogues sur les 528 kilomètres de la frontière de l’Arizona, éliminant ainsi toute concurrence. Aussi, les cartels de Milenio (Michoacan), de Jalisco (Guadalajara), de Sonora (Sonora) et de Colima (Colima) rejoignèrent le cartel de Sinaloa.

Face à cette vaste narco-puissance, la Police Fédérale procéda, à partir de mai 2008, à une grande vague d’arrestation. Le cousin d’El Chapo (Ici) est arrêté le 11 mai et le 25 février 2009, le gouvernement américain annonçait l’arrestation de 750 membres du cartel de Sinaloa. Néanmoins, l’Organisation Guzman-Loera n’a pas été affaiblie puisqu’elle apparaît, encore et toujours comme le cartel le plus actif dans le trafic de cocaïne. 

3/ LOS ZETAS CARTEL FEAT SINALOA CARTEL

Depuis 2010, néanmoins, la majeure partie des cartels se sont séparés en deux factions : 

- Juarez Cartel, Tijuana Cartel, Los Zetas (Ici);

- Le Cartel du Golfe (Ici) et le Sinaloa Cartel (Ici).

Le Cartel de Sinaloa, dans le but de contrer Los Zetas, s’est allié avec The Knights Templar Cartel (Michoacan) ainsi que le Jalisco New Generation Cartel. 

Aujourd’hui, c’est une véritable bataille pour des territoires et des opportunités de marché qui a été engagée entre le cartel hyper-violent (amateur de la décapitation) Los Zetas (Ici) et le Baron de la drogue Joaquin El Chapo Guzman du Sinaloa Cartel. 

Une véritable bataille :

                      
[Joaquin El Chapo Guzman a proclamé sa présence dans le Nuevo Laredo et a dit qu’il allait nettoyer la région de Zetas. Alors, il a montré 14 corps démembrés de membres de Los Zetas.] 


Affiche : “Nous commençons déjà à nettoyer le Nuevo Laredo de Los Zetas, pour laquelle nous voulons une ville libre, où chacun puisse y vivre en paix. Nous sommes des narcotrafiquants […] et par conséquent, tous ceux qui payent des taxes à Los Zetas sont considérés comme des traîtres. […] 
ATT. El Chapo
N’oublie pas que je suis ton simple père. “ 


Les affrontements entre différents cartels ou forces de l’ordre ont fait plus de 41.000 morts, au Mexique, en 5 ans et plus de 10.000 morts en 2011. 

avril 21, 2012
Depuis plusieurs semaines je me prête à regarder les anciens et oubliés exploits de Philippe P., qui, le 7 août 1974, a traversé sur un fil la distance qui rapprochait feu les deux tours du World Trade Center.
http://www.dailymotion.com/video/x9jqla_le-funambule_creation?start=96#from=embed
C’est le gars qui joue un peu trop avec la vie, qui mise beaucoup sur le hasard. Lui, c’est un artiste, un mec qui sait composer avec le vent, l’espoir et la mort pendant plus de 45 minutes. Philippe, c’est un peu l’histoire du type qui se tourne vers l’Avenir et qui lui dit :

“Chérie, on se retrouve toute à l’heure, hein : je t’aime. ” 

Peut-être même que ça le fait bander de marcher à 400 mètres du sol, un truc sanglant et dramatique sur fond de musique oedipienne et de petits fours borderlines.
Un névrosé, un enfant de putain [Littéraire]. Un mec, qui pendant moins d’une heure, va te retourner les tripes : Un salaud qui se fait la belle vers l’Eternité. Philippe réalise l’impossible, l’inimaginable, mais incontestablement un acte de foule, grandiose, une bravoure, l’acte surhumain et surtout inhumain de maîtriser pendant 3 quarts d’heures, l’ensemble de notre monde industriel, civilisé, politique, économique … mais surtout humain. Car Philippe est un homme avant tout, ne l’oublions pas. Philippe est un petit bandit du 77 qui joue dans la cours des grands. Voire même des très très grands. 
Un hors-la-loi, un fugitif du système, un incroyable mystificateur de masse, un usurpateur de vie. 
Oui, le 7 août 1974, Dieu a été funambule. 
Je vous soulève ma casquette, Monsieur Philippe, et je vous crache dessus, avec tout le respect que je dois.
Vous êtes un peu le Lord de ce que je ne ferai jamais, un extra, un vacataire au suicide : un majordome de grands salons.

Depuis plusieurs semaines je me prête à regarder les anciens et oubliés exploits de Philippe P., qui, le 7 août 1974, a traversé sur un fil la distance qui rapprochait feu les deux tours du World Trade Center.

http://www.dailymotion.com/video/x9jqla_le-funambule_creation?start=96#from=embed

C’est le gars qui joue un peu trop avec la vie, qui mise beaucoup sur le hasard. Lui, c’est un artiste, un mec qui sait composer avec le vent, l’espoir et la mort pendant plus de 45 minutes. Philippe, c’est un peu l’histoire du type qui se tourne vers l’Avenir et qui lui dit :

“Chérie, on se retrouve toute à l’heure, hein : je t’aime. ”

Peut-être même que ça le fait bander de marcher à 400 mètres du sol, un truc sanglant et dramatique sur fond de musique oedipienne et de petits fours borderlines.

Un névrosé, un enfant de putain [Littéraire]. Un mec, qui pendant moins d’une heure, va te retourner les tripes : Un salaud qui se fait la belle vers l’Eternité.
Philippe réalise l’impossible, l’inimaginable, mais incontestablement un acte de foule, grandiose, une bravoure, l’acte surhumain et surtout inhumain de maîtriser pendant 3 quarts d’heures, l’ensemble de notre monde industriel, civilisé, politique, économique … mais surtout humain. Car Philippe est un homme avant tout, ne l’oublions pas. Philippe est un petit bandit du 77 qui joue dans la cours des grands. Voire même des très très grands. 

Un hors-la-loi, un fugitif du système, un incroyable mystificateur de masse, un usurpateur de vie. 

Oui, le 7 août 1974, Dieu a été funambule. 

Je vous soulève ma casquette, Monsieur Philippe, et je vous crache dessus, avec tout le respect que je dois.

Vous êtes un peu le Lord de ce que je ne ferai jamais, un extra, un vacataire au suicide : un majordome de grands salons.

avril 20, 2012
"J’ai trouvé un écureuil et c’est mon ami. On est toujours ensemble, et il me raconte sa vie. Tu me prends pour un mytho ?"

— [Léon et l’homme des bois; 14 heures 20]

avril 16, 2012
[Le ciel grisâtre]
A noter que j’ai tout particulièrement froid. Mais très très très froid. Un froid de ces froids glacials (Glaciaux? Glaciers? Iceberg?) et inhumains. Je suis parcourue par LE frisson remarquable; comme une bourrasque de vent, un orage, les prémisses de la tempête. Des ères de fin 2012, finalement : il est arrivé l’heure des jours emmerdants. Ou plutôt les 15 jours emmerdants, selon Monsieur Joël Collado.

[Le ciel grisâtre]

A noter que j’ai tout particulièrement froid. Mais très très très froid. Un froid de ces froids glacials (Glaciaux? Glaciers? Iceberg?) et inhumains. Je suis parcourue par LE frisson remarquable; comme une bourrasque de vent, un orage, les prémisses de la tempête. Des ères de fin 2012, finalement : il est arrivé l’heure des jours emmerdants. Ou plutôt les 15 jours emmerdants, selon Monsieur Joël Collado.

avril 9, 2012
Ma relation contractuelle

La Grosse Tarée se plaisait manifestement à épier tous les gestes de ma main droite. Et 4 heures durant, elle m’a jeté ces mêmes petits sourires constipés qu’Anna Wintour aurait lancé à Roseline Bachelot si cette dernière lui avait annoncé qu’elle ouvrait un pied-à-terre griffé Bachelot-Feld (La Lager, elle se la boit par pack de 6), Faubourg Saint Honoré.
Oui, elle est la déesse du Code des Assurances, oui, elle, qui d’un claquement de doigts sait t’envoyer faire le Jean Valjean des bidets, un chiffon à la main, à astiquer tous les trônes déchus des Forsane Alizza, et autres Mandrins des sous-bois.
Oui, c’est elle, elle qui dit “Coupable !” à chaque battement de cils. Elle, qui veut te couper les jambes pour chaque mauvais pronostic au Tiercé, en grinçant : “Je veux du respeeeecccct !”.


Oui, c’est elle…

Coupable, une fois, deux fois, trois fois… Pauvre de toi.

mars 19, 2012
L’homme à la moto

[De Toulouse à Montauban, il se la tope à la Edith Piaf. Tueur en série, focus sur l’homme à la moto.]

Fait n°1 : 

“J’ai alors aperçu un tatouage ou une cicatrice au niveau de sa joue gauche”.
 
[ Madame Pervenche accuse Le Colonel Moutarde avec le revolver devant le distributeur à billets. Le Monde]

Indice n°1 : 

”[…] Il avait un tatouage avec un cœoeur bleu sur la peau blême […]”


Fait n°2 : 

Le tueur est décrit comme un homme de petite taille, habillé tout en noir et agissant seul…”
 
[Le Monde, “De Montauban à Toulouse, la piste d’un même tueur se conforme”, 19.03.2012]

Indice n°2 : 

” […] Un blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos […]”


Fait n°3 : 

Cet engin très prisé des voyous est l’un des deux roues les plus volés. Il atteint 180 km/h, peut monter sur les trottoirs et permet de semer les patrouilles police, en cas de course-poursuite.”
[Le Figaro, “Le scooter T-Max, fil conducteur des assassinats”, 13.03.2012]

Indice n°3 : 

”[…] Sa moto qui partait comme un boulet de canon […]”

Fait n°4 : 

J’ai aussi entrevu ses yeux à travers la visière. Il avait un regard froid d’une lucidité effrayante. Un regard que l’on n’oublie pas”
[Le Monde, Madame Pervenche dans “Militaires assassinés, un témoin a vu le visage du tireur de Montauban” 17.03.2012]

Indice n°4 : 

”[…]Il bondit comme un diable avec des flammes dans les yeux […]”


Fait n°5 : 

Ecole juive et paras abattus: un tueur sème la terreur de Toulouse à Montauban”
[Le Nouvel Observateur, 19.03.2012]

Indice n°5 : 

” […] Semait la terreur dans toute la région […]”


Fait n°6 : 

“ Après avoir quitté le ­centre-ville de Montauban, il a filé «vers le sud».”
 
[Le Figaro, “Montauban, le tueur de militaires traqué sur Internet” 17.03.2012]

Indice n°6 : 

Au passage à niveau, ce fut comme un éclair de feu
Contre une locomotive qui filait vers le midi”



Conclusion : 
Est-ce que ce sera cette fin-là, Monsieur le Commissaire ?

“ On trouva sa culotte, ses bottes de moto
Son blouson de cuir noir avec un aigle sur le dos
Mais plus rien de la moto et plus rien de ce démon
Qui semait la terreur dans toute la région…”

http://www.youtube.com/watch?v=PNdU4Gm2R_g 



Theme is The Atlantic by Peter Vidani for Tumblr.